Argument

Les femmes sont capables de tout donner, de s'abandonner totalement, de renoncer à elles-mêmes afin d'ouvrir à la dimension du divin.
Cela est spécifique à la structure féminine des femmes, de certains hommes lorsqu'ils acceptent leur féminin.
L'expérience du mystique et de l'érotique demande dans le coeur une renonciation à soi. La plus belle aventure à jouer pour un homme, n'est-ce pas de s'abandonner au pouvoir sur eux-mêmes et sur les autres ?
Michel Cazenave - RFI
Marie-Laure Colonna
Cahier jungien de psychanalyse
Une femme dans une soirée rencontre un homme. L'aimantation est immédiate, le désir fulgurant. Ils passent ensemble une nuit intense, d'abandon et de déploiement océanique pour l'amante, dans les vagues d'un désir sans cesse renouvelé. Mais l'amant, lui, est menacé par la violence même de son désir et se sen peu à peu vaincu par la puissance de la sensualité féminine. Au matin, l'amante et radieuse, mais l'amant, épouvanté, s'enfuit. Et la pièce commence sur cet abandon.
Dans son monologue prenant, la femme va revivre la nuit passée et tenter de décrire ce qui, pour elle, dans la houle des orgasmes, a été une expérience de transcendance à travers cet être particulier. Et elle s'interroge sur cette différence, structurelle ? culturelle ?